Partager le récit de mon voyage en Islande, avec vous, me donne l’impression de faire ce voyage une seconde fois.
Et je m’en rends vraiment compte aujourd’hui, alors que cette série d’article touche presque à sa fin. Que j’approche dangereusement des dernières photos à trier. Et des dernières étapes de notre road trip.
Cela faisait déjà 7 jours que nous étions en terres Viking.
Que nous avions pris l’habitude de nous arrêter en plein milieu de la route pour admirer le paysage. Sans forcément toujours prendre le temps de se garer...
Et que nous avions presque laissé derrière nous les montres qui rythment nos vies. On conjuguait le temps au présent. Notre jeu de jambes battait les secondes. Et la qualité relative de la route décidait des temps de trajet.
Bref, nous étions vraiment en vacances.
Et après deux jours dans l’ouest islandais, on refaisait notre valise, direction le CERCLE D'OR.
Qui n’est, à proprement parler, pas du tout une région particulière de l’Islande, mais une zone artificiellement délimitée par le tourisme, en somme. Autant dire que si nous avions été seuls sur les falaises de la côte ouest, nous allions rencontrer beaucoup plus de monde à Þingvellir (que je ne sais toujours pas si je dois prononcer Pingvellir, Tingvellir ou Thingvellir...).
Je crois que c’est l’un de mes site préférés en Islande.
Même si, en écrivant ça, je me rends compte que j’ai tellement aimé tout ce voyage que j’ai du mal à choisir un endroit favori ; mais le parc national de Þingvellir est si chargé d’histoire et de sites époustouflants qu’il a une place particulière dans mes souvenirs.
D’ailleurs, le parc est classé au patrimoine de l’UNESCO, et ce n’est pas volé !
C’est notamment ici que fut construite l’une des toutes premières églises d’Islande (bien que l’actuelle date de 1859). Installée juste à côté de l’actuelle maison de campagne du premier ministre islandais. Autant dire qu'il a une vue pas mal du tout, pour les vacances !
Le bâtiment a, à l’origine, été bâti pour célébrer le 1000ème anniversaire de l’Alping, qui n’est rien d’autre que le premier parlement démocratique au monde, créé par les Vikings vers l'an 930.
Comme quoi, on est loin de la vision de barbares sanglants que l’on a d’eux aujourd’hui !
Comme quoi, on est loin de la vision de barbares sanglants que l’on a d’eux aujourd’hui !
Et on y était : au rocher de la loi où tout a commencé, puis aux pieds des falaises de l’Almannagjá où les réunions eurent place, plus tard, du fait de la parfaite acoustique naturelle du lieu.
On a même marché dans le grand RIFT de l’Almannagjá, résultat de la forte activité tectonique du site. Les nombreux étangs, les rivières, les cascades et les failles qui façonnent le paysage de Þingvellir, sont les preuves vivantes de l’activité interne de la Terre, et de la divergence entre la plaque d’Amérique du Nord et la plaque d’Europe.
Et c’est un paysage à couper le souffle qui s’étend sous nos yeux quand on suit le chantier qui mène au centre d’accueil des visiteurs, sur une falaise.
On avait déjà pas mal marché, dans le parc national. Mais c’était une journée avec, il faut croire. Si bien qu’on s’est lancé dans une randonnée de 45 minutes aller et 45 minutes retour, pour se baigner en plein air.
Oui.
Alors qu’il faisait à peine 10ºC dehors.
Que le temps était loin d’être ensoleillé.
Et que nous n’avions même pas de serviette de bain pour nous sécher.
Mais on avait nos maillots de bain dans le coffre de la voiture, et on savait qu’on n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de randonner dans une vallée géothermique avec une source chaude à l’arrivée.
Il y a environ 3 km de marche avant de pouvoir se prélasser dans l’eau à plus de 40ºC. Et ça se mérite un peu. Le sentier monte. Monte. Et monte encore. Il est préférable d’avoir une bonne paire de chaussures pour éviter de se fouler la cheville sur les parties accidentées. Et, là encore, on est prévenu : un pied en dehors du sentier balisé, et c'est la fondue de semelle (presque) assurée !
Mais on y est arrivé.
Après 45 bonnes minutes à sillonner la vallée GÉOTHERMIQUE, à passer dans des écrans de fumée, et à s’enfoncer toujours plus loin de la civilisation, nous découvrions une rivière où des dizaines de personnes se prélassaient.
C’en était presque invraisemblable.
Nous, avec nos doudounes et nos gants.
Eux, en maillot de bain.
L’endroit est aménagé juste comme il faut pour préserver le paysage naturel, facilitet la circulation et offrir un minimum d’intimité pour se changer (soit deux - trois paravents le long de la rivière ; j’avoue, j’ai demandé au bûcheron de me cacher derrière lui pour me changer).
Et c’est ainsi que nous, les deux extravagants de la famille, qui partent passer les vacances d’été dans un pays où les températures frôlent celles de l’hiver français, nous nous sommes retrouvés allongés dans cette rivière chaude au milieu de nul part, à faire un selfie improbable pour nos cousins.
Après avoir manqué de perdre deux pieds et deux tibias.
Parce que non, nous n’avions pas beaucoup réfléchi au pourquoi, plus haut dans la rivière, personne ne se baignait.
Alors on a pensé que c’était une bonne idée de s’y installer...
Jusqu’à ce que la moitié de mes jambes soient rouges écrevisse. En l’espace de dix secondes.
Et que je sois incapable de tenir plus longtemps, moi, la fille qui prend ma douche à 40°C.
Alors on est redescendu de deux-trois mètres, juste ce qu’il fallait pour que la chaleur soit supportable.
(Et donc nous avons supposé que plus on descendait, plus l’eau se rafraîchissait. Ce qui permet de choisir son endroit en fonction de ses préférences en terme de température.)
Le plus difficile, finalement, fut de réussir à s’extraire de ce lieu magique, où l’eau était si chaude que le besoin se faisait sentir, par moments, de sortir le haut du corps de l'eau, pour se rafraîchir.
Mais il était temps ; temps de quitter cette source chaude pour rejoindre nos vêtements restés sur le bord, baignant dans une température extérieure approchant tout juste les 10°C. Temps de se sécher avec un morceau de T-shirt et tout ré-enfiler pour refaire le chemin en sens inverse, avant de rejoindre l’hôtel pour une bonne nuit réparatrice.
C’était un peu fou, quand on y repense.
Parce que c’est tout ce que je n’aurais jamais songé faire.
Parce que c’est tout ce que je n’aurais jamais songé faire.
Mais finalement, on a juste pris le temps de vivre une belle expérience. En pleine nature. Sans antenne wifi, sans vidéo, sans attraction à sensation forte...
Et c’était magique !
***
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Egalement sur l'Islande :
ça devait être tellement génial ! Je n sais pas comment vous avez fait pour réussir à vous extraire de l'eau. Je crois que j'aurais eu beaucoup beaucoup beaucoup de mal ^^
RépondreSupprimerOn a eu un petit coup de pouce... l'heure qui avançait, et l'accueil de l'hôtel qui risquait de fermer alors que l'on devait récupérer la clef de notre chambre, haha !
SupprimerMon Dieu je fonds, toujours plus fort.
RépondreSupprimerC'était vraiment magnifique, oui ! *-*
SupprimerC'est vraiment superbe, ça doit être une expérience de folie de se baigner dans une source chaude alors qu'il fait froid !!
RépondreSupprimerGros bisous
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Oh oui, c'était génial !
SupprimerJe ne suis pas prête d'oublier cette journée. :)